Historique : du LMTG au GET

Dans la perspective du quinquennal* 2011-2015, le LMTG (UMR 5563 CNRS-UPS-IRD) a engagé une réflexion profonde et globale portant sur la promotion de nouvelles thématiques scientifiques à la fois stratégiques et ancrées sur : un solide savoir-faire et des compétences éprouvées ; notre positionnement national et international dans un contexte de compétition et de coopération accrues ; la mise en place d’une nouvelle structuration interne susceptible de favoriser au mieux le développement des projets scientifiques ; les opportunités offertes par les plus récents développements analytiques et techniques ; la prise en compte des changements liés à la pyramide des âges des personnels du laboratoire. Cette réflexion, menée avec la participation de tous et dont nous présentons ici les décisions qui en sont issues, intègre les données propres des évolutions des cadres institutionnels locaux (OSU Observatoire Midi-Pyrénées, Université Paul Sabatier, PRES Université de Toulouse, etc.), nationaux (évolution des tutelles CNRS et IRD), et internationaux (cadres européens de la recherche, grands projets internationaux).

Un des éléments prépondérants dans cette réflexion est l’évolution du contour des laboratoires du site toulousain souhaitée par nos tutelles, qui pour le LMTG correspond principalement à une « fusion » au moins partielle avec le Laboratoire de Dynamique Terrestre et Planétaire (DTP - UMR 5562). Un autre élément très important est l’évolution notoire du cœur de métier des géosciences vers des dimensions relevant de la modélisation, du calcul et de l’expérimentation, ce qui se traduit au LMTG par une population de jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs ayant acquis une reconnaissance nationale et internationale sur des sujets de recherche très porteurs, présentant un caractère environnemental et sociétal marqué, et identifiés comme stratégiques voire prioritaires par l’INSU, l’IRD et l’INEE.

Par ailleurs, la vie au LMTG qui est animée au travers des équipes, a montré ses limites, la taille du laboratoire nécessitant déjà une autre organisation fonctionnelle ainsi qu’une révision du schéma de gouvernance de l’ensemble. Élément prépondérant à la réflexion prospective, le développement de notre parc analytique et expérimental, qui avoisine aujourd’hui les 7 millions d’Euros en immobilisation, est une vitrine du laboratoire et un tremplin pour l’innovation, et donc une priorité de notre projet. Avec la nouvelle plateforme de micro-caractérisation du RTRA STAE dont nous sommes les porteurs, ce parc analytique et expérimental constituera un des principaux points d’entrée au niveau national et international en termes d’outil de dernière génération (nano-sonde électronique, …).

La labellisation des Laboratoires Mixtes Internationaux (IRD : LMI CEFIRSE Bangalore, LMI OCE Brasilia, LMI COPEDIM Chili Pérou), les Observatoires de Recherche en Environnement que nous portons (ORE HyBAm Amérique du Sud, ORE BVET Inde et Cameroun) ou dont nous partagerons la responsabilité (ORE AMMA Catch, Afrique de l’Ouest), le LEAGE en Russie, le GDRE CarWetSib en Sibérie , le laboratoire européen CLIM-AMAZON et nos réseaux de partenaires d’universités et de services géologiques d’Amérique du Sud et d’Afrique montrent notre capacité à développer des collaborations internationales avec de nombreux partenaires dans des cadres institutionnels bien identifiés et pérennisés. Ces structures expriment également notre volonté de recueillir dans la durée des données témoignant des changements globaux affectant notre planète des pôles à l’équateur, données et produits dérivés que nous mettons à la disposition de larges communautés. Ces données nous permettent dans un second temps d’abonder des programmes de recherche novateurs que nos jeunes chercheurs développent pour expliquer par exemple les variations climatiques à différentes échelles, les signatures environnementales de divers phénomènes, dont certains d’origine anthropique.

Ce potentiel de collaborations internationales, ces chantiers spécifiques, ces terrains où peu de chercheurs peuvent accéder, ces masses de données adossées à une activité couplée Géosciences – Environnement, l’accès possible sur la place toulousaine aux données satellitaires et le développement des compétences requises pour leur exploitation scientifique, ont incité des chercheurs à rejoindre notre laboratoire et à co-construire le projet scientifique pour le quinquennal 2011-2015. Ainsi des chercheurs du DTP, du CESBIO, ainsi qu’une équipe du CNES intègrent notre laboratoire. Nous sommes convaincus que l’idée de mise en commun de moyens IRD, UPS, CNRS et au travers d’un partenariat différencié CNES sur des chantiers sociétaux majeurs est le gage de pouvoir à l’heure actuelle réaliser une science de qualité.

Dernier élément de notre réflexion, la position phare que le LMTG a en terme d’enseignement sur la région Midi-Pyrénées, mais aussi nationalement et internationalement, doit être encore renforcée et développée dans un contexte économique mondial où les compétences propres aux Géosciences et aux Sciences de l’Environnement seront de plus en plus sollicitées dans les années et décennies à venir. Nous portons 95% de l’enseignement qui est dispensé en Sciences de la Terre et de l’Environnement de la place Toulousaine, permettant d’être au contact direct des étudiants motivés et en nombre dans des filières construites sur des demandes sociétales fortes (environnement, ressources naturelles, etc.).
La taille du laboratoire, au début 2011 a approché les 160 permanents (soit environ 250 personnes en incluant les post-doctorants, visiteurs, thésards, personnels en contrat à durée déterminée, etc.), ce qui a nécessité une restructuration profonde. Nous avons décidé en plus du Conseil de Laboratoire, et du Conseil de Département Pédagogique, de créer un Conseil Scientifique dont le rôle et les missions sont présentés dans la rubrique " Gouvernance du laboratoire". Ensuite, les services communs et les plateformes techniques, qui ont fait leur preuve, sont reconduits en l’état, avec des ajouts ou des renforcements notables notamment en ce qui concerne le service informatique et le calcul scientifique qui seront désormais un des cœurs de métiers du nouveau laboratoire. Nous sommes aussi partie prenante dans la plateforme de calcul qui va voir le jour sur le site de Montaudran et qui est lié au RTRA STAE.

L’ensemble de ces évolutions est marqué par l’attribution d’un nouveau nom au laboratoire qui devient avec le quinquennal 2011-2015 le laboratoire GET :

« Géosciences Environnement Toulouse ».

Avec cette évolution, le GET garde pour le CNRS et l'UPS le numéro d'UMR 5563. Pour l'IRD, l'unité devient l'UR 254.

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* Le projet GET s'est fait dans la perspective d'un quadriennal (2011-2014). Depuis janvier 2011, le quadriennal est devenu un quinquennal (2011-2015).

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